Il était une fois un brave chevalier nommé Fildor. Celui-ci était fou amoureux de la jeune et belle Coqueline, qui l'aimait à son tour... Toutefois, le père de Coqueline se refusait absolument à accorder la main de sa fille tant que le chevalier n'aurait pas fait la preuve de sa valeur.
Un beau jour, il lui fallut quand même bien se rendre à l'évidence : sa fille ne resterait pas éternellement jeune, et elle ne resterait pas éternellement à ses côtés non plus... Il décida alors de mettre le chevalier à l'épreuve ; si ce dernier arrivait à construire en une nuit, avant que le coq ne chante, un pont sur la rivière qui traverse le village, alors il accorderait la main de sa fille.
Fou de joie, le chevalier se mit à l'ouvrage, et y alla bon train.
Malheureusement, une autre personne aimait en secret la jolie Coqueline. Quand Darwil le magicien vit le chevalier commencer à construire le pont, il décida de l'empêcher de mener à bien sa tâche. Bien avant l'aube, il réveilla le coq et l'aveugla au moyen d'un sort. Celui-ci se mit alors à chanter...
Le chevalier ne remporta donc pas son épreuve. A la suite du refus du père de Coqueline, il décida de se suicider sur le pont même qu'il avait commencé de construire.
Darwil, lui, à l'aide de ses pouvoirs, réussit à construire un pont en une nuit, et il épousa celle qu'il aimait.
Depuis, on dit que chaque soir, un fantôme hante le Pont du Coq, et qu'il pleure lorsqu'arrive le jour ; un fantôme que seuls quelques rares personnes parviennent à voir...
Carnets de voyage, [IV, Quinte Soldéol Sud 1211]
Extrait n°3 sur 10
Quelques mots pour le Conteur...
Et si... :
Le fantôme arrive à contacter les PJ et à les émouvoir. Il va falloir qu'ils forcent Darwil à raconter toute la vérité en présence de Coqueline et de Fildor, pour que ce dernier puisse reposer en paix...
Et si... :
Quelques siècles plus tard, le village est désormais abandonné, mais le fantôme hante toujours le Pont du Coq. Pour se venger des hommes, il donne l'illusion que le Pont est complet, ce qui provoque de nombreuses noyades parmi les voyageurs imprudents...